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Défense ou attaque ?

| Club, En bref, les principes de base, Mon apprentissage | 21 février 2013

Défense ou attaque : exemple du Pak Sao

Bonjour à tous. J’ai diminué la fréquence d’articles mais ça ne veut pas dire que je ne pratique plus… Au contraire : je suis en train d’apprendre la Chum Kil version Sifu Didier Beddar ! 

ATT1 au club

Quelques pratiquants plus anciens ont dans l’idée de passer leur ATT1 cette année pour pouvoir obtenir leur CM. Pour cela, entre autres, ils révisent la Chum Kil… et j’en profite pour l’apprendre en même temps !

Cette nouvelle forme, que l’on ne pratique pas trop au club étant donné qu’il y a beaucoup de nouveaux, n’est pas très bien connue par les pratiquants, et donne lieu à des questions sur le pourquoi du comment. Par exemple :

« Ah, tu le fais dans cette direction, toi ?« 

« On commence toujours par le côté gauche« .

 - « Sauf là« .

 - « Ah oui« 

ou encore : « C’est un Pak ou une frappe avec le tranchant, ça ?« 

Et c’est là que j’interviens… !

Défense/attaque contre défense ou attaque

Horreur : je pensais que c’était quasiment la même chose, qu’une défense était (pouvait être) aussi une attaque. Certains me disent que non. D’autres que c’est peut-être le cas. Donc j’aimerais avoir votre avis.

Plus concrètement : tout le monde connait le Pak Sao, cette défense main ouverte. Elle fonctionne très bien en tant que défense, ça, pas de souci. Mais qu’advient-il si l’attaquant fait une feinte par exemple, ou alors qu’il n’y a pas contact ? Je pense que, pour rester dans le principe du Wing Chun, quand on n’a pas de contact, pas d’obstacle, on avance en rentrant directement vers l’adversaire. Et donc, je dirais que si le Pak Sao n’est pas utilisable en défense, il devient une attaque du tranchant de la main.

L’autre théorie est la suivante : on ne déplie pas autant le coude puisque c’est une défense, et ce, même si rien n’est rencontré. Cela permettrait éventuellement de revenir par exemple en Tan Sao plus rapidement si je prends l’exemple d’une feinte direct-crochet. Bref, dans cette vision-là, une défense est une défense. Ce n’est pas une attaque.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Que feriez-vous en situation ?

Histoire plus complète du Wing Chun (1)

| En bref, histoire | 10 décembre 2012

Histoire plus complète du Wing Chun (1)

Aujourd’hui débute une série sur l’histoire du Wing Chun. Je me suis permis de traduire la page pour vous (cliquez ici pour accéder à l’originale). Je n’ai donc rien inventé :). Je trouve que cette histoire est passionnante, alors j’espère qu’elle vous plaira autant qu’à moi.

Thierry Michel, c’est en partie pour toi ! ;)

La voici !

Début de l’histoire du Wing Chun : contexte

Aussi loin que l’histoire peut en témoigner, le Wing Chun a été développé il y a 400 ans dans une période de troubles civils. Entre 1644 et 1911, les Mandchous régnèrent sur la Chine, où 10% de la population (les Mandchous) dominait plus de 90% de la population (les Hons). Pour maintenir le contrôle sur les Hons, les Mandchous dirigeaient d’une main de fer. L’agression et l’oppression étaient les pierres angulaires de la dynastie et les Hons avaient l’interdiction d’utiliser des armes ou de se former aux arts martiaux. Ainsi, dans le but de renverser leurs oppresseurs, des activités rebelles, initiées par des maîtres d’arts martiaux, sont nées.

Rôle des monastères bouddhistes

Ces activités rebelles se sont rapidement développées dans les monastères bouddhistes, qui ont été laissés de côté par les Mandchous, par respect pour la culture bouddhiste et la religion. Ces sanctuaires Shaolin / Siu Lam étaient des endroits idéaux pour que les renégats puissent se cacher- ils se sont simplement rasé la tête et ont revêtit l’habit monastique des disciples du temple. Pendant la journée, les rebelles gagnaient leur vie en faisant des tâches autour du temple. La nuit, ils se réunissaient pour élaborer leurs plans pour renverser les Mandchous.

Certains soutiennent toujours que les sanctuaires Shaolin / Siu Lam ne possédaient pas de tendances politiques. Ils soulignent aussi que les enseignements bouddhistes de ces monastères auraient empêché leur soutien aux rebelles et les sociétés secrètes. Une telle position fait appel à l’émotion, au mieux, sans réel rapport avec la réalité historique. Les chefs religieux à travers l’histoire, à la fois dans l’Occident et en Orient, ont influencé la politique et les gouvernements depuis très longtemps. Les églises ont toujours caché des victimes politiques recherchées par des autorités jugées oppressives. En Chine, un grave précédent pour ce type de comportement de la part des monastères avaient déjà été mis en place 400 ans plus tôt. Tel que vérifié par le Ving Tsun Museum de recherche, Jyu Yuhn Jeung, l’homme qui a mené la révolte contre la Chine mongole et établit la dynastie Ming était lui-même un moine bouddhiste.

Origine et signification du salut Wing Chun

Lors des réunions, les révolutionnaires s’identifièrent les uns aux autres avec un signal à la main secret qui sera, plus tard, la salutation formelle du Wing Chun. En fait, la salutation traditionnelle ou le signe de courtoisie commun à la plupart des styles d’aujourd’hui de kung-fu a deux significations. La première signification parvient des origines du style Shaolin – la main gauche qui symbolise l’union du Dragon Vert (la main gauche) avec le Tigre Blanc (la main droite), les animaux de combat des moines de Shaolin.

Dans le Yi Hung Fa (Fleur Rouge juste) ancêtre du Wing Chun, cependant, les mains sont inversées : la main gauche forme un poing et la main droite est paume ouverte. Il conserve encore son importance pour Shaolin, mais il renvoie aussi à la société secrète. Dans ce contexte, le poing représente Yat (le Soleil) et la paume représente Yuet (la Lune). Ensemble, ces deux caractères signifient «brillant» qui se lit et sonne comme « Ming ». C’est le nom de la dynastie précédente – celle renversé par les Mandchous qui ont formé la dynastie « Ching » à sa place. Ainsi, pendant le temps de la rébellion, quand un pratiquant de Wing Chun ou un membre de la société secrète salua avec un poing et une paume ouverte poussés vers vous, ils disaient: « Vive le retour Ming, renversons le Ching.«  De toute évidence, ce n’était pas un sentiment partagé par les Mandchous.

Création du Wing Chun

Tard dans les années 1600, les Mandchous se sont inquiétés de l’activité des temples Siu Lam » rebelles et leur développement continu des arts de combat. Par conséquent, ils ont envoyé des espions (beaucoup d’entre eux étaient des dirigeants militaires mandchous) pour infiltrer les rebelles et apprendre les systèmes traditionnels de poing du Sud telle qu’ils sont enseignés secrètement dans les temples. Les rebelles maîtres de kung-fu ont réalisé cela et ont donc clandestinement développé un nouveau système qui avait deux buts : d’une part, il devait être appris rapidement et efficacement, et d’autre part, il devait être terriblement efficace contre les systèmes existants que les Mandchous enseignaient à leurs soldats. Le Wing Chun est né.

Films de Wing Chun (ou Kung Fu)

| En bref, Non classé | 16 mai 2012

Films de Wing Chun

Bonjour à tous, et merci de suivre ce blog avec intérêt !

Aidez-moi !

Aujourd’hui, je vais vous avouer quelque chose : je n’ai pas de culture à propos des arts martiaux. Je n’ai pas vu tous les films de Kung Fu, (très) loin de là. Je n’ai même pas vu tous les Bruce Lee… c’est dire !

Mais je refais petit à petit ma culture cinématographique martiale, grâce à mes partenaires d’entraînement qui en savent beaucoup plus que moi. Maintenant, ce sera aussi grâce à vous, puisque cet article est fait justement pour que vous puissiez dire non seulement à moi, mais aussi à tous les lecteurs de ce blog, quels films vous ont spécialement plu. Il est bien entendu préférable qu’il y ait un rapport avec le Wing Chun, mais d’autres styles de Kung Fu ne me dérangent pas du tout !

Comment procéder ?

Laissez simplement en commentaire des titres de films, et si possible une brève description, pour nous donner envie de le visionner.

La liste

Alors, je commence modestement. Je mettrai la liste à jour quand vous aurez laissé des commentaires.

  • Ip Man
  • Ip Man 2
  • Ip Man : la légende est née
  • Shaolin (2011)
  • Tigre et Dragon
  • Le secret des poignards volants
  • La Fureur du Dragon
  • Big Boss
  • Kick Ass (pour la déconne)
  • Le Maître d’Armes (merci Stéphane)
  • True Legend (merci Thiaen)
  • Wing Chun (encore Thaien, ah oui, il faut que je le regarde celui-là)
  • la 36ème chambre de shaolin avec Gordon liu (merci Antoine)
  • la série des Il Etait une Fois en Chine (merci Antoine)
  • Les Arts Martiaux de Shaolin avec Jet Li (encore Antoine)
  • Taï Chi Master (merci Anthony)
  • Drunken Master 2 (et autres Jackie Chan – merci Anthony…)
  • Fist of Legend
  • Fighter in the Wind
  • Zatoïchi
  • Crazy Kung Fu (… encore Anthony !)
  • Invincible Shaolin (merci Jérémy…)
  • La Main de Fer
  • Les 12 Secrets du Kung Fu
  • Le Boxeur Manchot
  • The Thundering Mantis
  • Drunken Monkey
  • Mad Monkey (… jusqu’ici !)
  • Fighter in the Wind (Ronin…)
  • Sherlock Holmes
  • Taken (… super film c’est vrai… merci Ronin !)
  • Legend of Twins Dragon (Ruddy) Sammo Hung
  • Retour à la 36ème Chambre
  • Les Disciples de la 36ème Chambre de Shaolin
  • Choy Lee Fut avec Sammo Hung et son fils
  • Bodyguard And Assassins avec Donnie Yen
  • Flashpoint, avec Donnie Yen
  • Dragon Tiger Gate, encore avec Donnie Yen
  • Karaté Tiger
  • Le Tigre Rouge
  • Crow Sero 1 & 2 (merci Ruddy pour cette grosse participation)
  • The Prodigal Son (merci Macnibal…)
  • Warriors Two avec Sammo Hung
  • Descendants of Wing Chun avec Ha Huang (… encore Macnibal)
  • Little Big Soldier avec J. Chan (série de films recommandés par Boris)
  • Le Royaume Interdit (toujours Jacky et Jet Li)
  • Combats de Maître
  • La 14ième Lame
  • Seven Swords
  • The Blade
  • Black Belt (Karaté)
  • Coq de combat (Karaté)
  • la trilogie des « ong bak » (Muai Thai)
  • les 7 grands maitres shaolin (Jacques…)
  • Legend of a fighter
  • Holy robe of shaolin
  • Warrior
  • Merantau
  • The Raid (… merci Jacques)
  • The Grandmaster avec Tony Leung et Zhang Ziyi – 2013 (Mathieu…)
  • Swordsmen (Wu Xia) avec Donnie Yen et Takeshi Kaneshiro – 2011
  • Hara-kiri : mort d’un samouraï avec Ichikawa Ebizō XI – 2011
  • Ninja Assassin avec Rain et Naomie Harris – 2009
  • L’honneur du dragon (Tom-Yum-Goong) avec Tony Jaa – 2006
  • 47 Ronin avec Keenu Reeves et Hiroyuki Sanada – 2014 (début avril)
  • Man of Tai Chi de/avec Keenu Reeves et Tiger Hu Chen – 2014 (fin avril) – merci Mathieu

J’en ai quelques autres que j’ai vu mais dont j’ai oublié les titres… À vous de jouer !

Quelques bons films de Wing Chun

| En bref | 27 mars 2012

Quelques bons films de Wing Chun

Les films sur Ip Man sont sublimes

Dans cet article, vous trouverez quelques bons films de Wing Chun que j’ai vus. Je n’ai pas encore une grande culture martiale et/ou chinoise, alors je vais parler des films cultes, pour les lecteurs qui sont assez étrangers au Wing Chun.

La série des Ip Man (de Wilson Yip)

Qui était Ip Man ?

Ip Man (1893 – 1972) est le Grand Maître qui a véritablement rendu le Wing Chun connu dans le monde entier. Il a énormément influencé cet art dans son évolution interne – la quasi-totalité des styles appris aujourd’hui proviennent d’Ip Man.

Les Sifus ou Maîtres de nos jours sont en général des descendants directs du Grand Maître. Citons par exemple Leung Sheung, Lok Yiu, Bruce Lee, William Cheung, Leung Ting, ou ses fils Ip Chun et Ip Ching.

Ip man et ip man 2 de wilson yip avec donnie yen

Les films sur Ip Man sont magnifiques et les amateurs de Wing Chun seront heureux de voir les mouvements de base appliqués avec aisance et maturité par Donnie Yen. Les « profanes » y découvriront, eux, un très joli film avec une histoire touchante, des combats singuliers (pas d’extravagance : les combats restent raisonnables et plausibles) sur un contexte de guerre sino-japonaise. Ces films font partie de la crème du cinéma chinois.

The legend is born – Ip Man

Ce film, sorti en 2010, est également une vraie réussite. Si l’histoire des deux précédents débutent quand Ip Man a la trentaine, celui-ci axe son récit sur la jeunesse du Grand Maître et son apprentissage auprès de ses Maîtres.

Les combats sont très bien réussis aussi, sans fioritures, le scénario est très prenant, et les amateurs d’histoires d’amour seront servis. Bref, vous avez toutes les raisons pour regarder ce film. L’acteur principal – Dennis To – est subjuguant, au même titre que Donnie Yen dans les deux précédents.

Liens utiles

wikipédia

Ip Man (personne)

Allociné

Ip Man

Ip Man 2

The Legend is born (lien vers Imdb, il n’y est pas sur allociné)

bande-annonces

Ip Man : en anglais

Ip Man 2 : en français

La pratique du Wing Chun en solitaire

| Mon apprentissage, Taoïsme | 6 mars 2012

Ip Man et son Jun Sao

La pratique du Wing Chun en solitaire

Ip Man et son Jun Sao

Il n’est pas évident de trouver un club de Wing Chun qui convient et assez proche de son domicile. En plus, avec les récentes flambées du prix du carburant, il devient de plus en plus difficile de se déplacer plusieurs fois par semaine dans un club éloigné. Ainsi, la question de la pratique individuelle se pose.

Les formes

La pratique des formes est l’un des moyens pour parvenir à progresser en Kung Fu. Une forme est un enchaînement de mouvements à effectuer dans un ordre précis. De nombreuses formes du Kung Fu sont basées sur la façon de combattre des animaux, comme la grue, la mante religieuse, le serpent, etc.

« l’eau d’un torrent n’est jamais marécageuse »

La pratique des formes en solitaire est sous-tendue par l’expression chinoise disant que « l’eau d’un torrent ne devient jamais marécageuse ». Cela signifie qu’il faut toujours être en mouvement et progresser. C’est d’ailleurs aussi la devise du Sifu Didier Beddar sur son site internet : « Ne crains pas d’avancer lentement ; crains seulement de t’arrêter. »

Petite parenthèse

D’ailleurs, une petite parenthèse : dans la culture occidentale, on veut tout obtenir tout de suite. Ce phénomène s’est bien entendu étendu grandement dans les dernières années,  avec l’apparition des technologies d’information. On peut maintenant trouver une réponse à une question quelconque immédiatement, d’où que l’on soit, grâce à internet sur les portables. Je dirais que dans la culture chinoise, c’est l’inverse. Non seulement il est normal de penser que tout résultat prend du temps, mais cela va même plus loin : le résultat n’est pas important. Seul le chemin (et donc l’apprentissage) l’est (on retrouve cela dans le bouddhisme zen, le taoïsme, etc.), puisque le moment présent est le seul existant.

« Rien n’est plus souple et plus faible au monde que l’eau. 
Pourtant pour attaquer 
Ce qui est dur et fort 
Rien ne la surpasse 
Et personne ne pourrait l’égaler.

Que le faible surpasse la force 
Que le souple surpasse le dur 
Chacun le sait. 
Mais personne ne met ce savoir en pratique. »

 Lao Tseu

Les bienfaits de la pratique des formes ne résident pas dans le surdéveloppement ou la surexcitation du corps ou de certains muscles. Au contraire. Les formes visent à aligner, harmoniser le corps. Les mouvements répétés doivent être enchainés avec fluidité, en état de semi-contraction. Il ne s’agit pas d’être raide comme un piquet, mais d’éduquer son corps à couvrir la ligne centrale. Le but est que les principes fondamentaux du Wing Chun deviennent des automatismes.

Pour aller plus loin…

Je vous invite à lire la phrase suivante : « Le premier tiers (de la forme Siu Lim Tao) implique des mouvements en tension isométrique exécutés lentement afin de développer l’efficacité neuromusculaire appropriée pour l’attaque, le blocage et la protection de la ligne centrale ».

La tension isométrique est une contraction du muscle où ses deux points d’attache sont fixes. Ainsi, le muscle va travailler en tension mais sans mouvement, ce qui aura pour avantage de ne pas développer la masse musculaire. C’est en général ce que l’on recherche en Wing Chun.

Les appareils d’entrainement au Wing Chun

| Mon apprentissage | 8 février 2012

Les appareils d’entrainement au Wing Chun

 

Même si rien ne remplace l’entrainement avec un partenaire, il est tout de même utile de disposer de quelques appareils qui permettront un approfondissement de l’entraînement en solitaire. Ces appareils sont les suivants :

  • grand sac de frappe
  • un petit « pad » cible fixé sur une planche
  • un petit sac de frappe suspendu
  • un sac mural
  • un bac de sable
  • des anneaux de fer
  • un mannequin de bois
  • un punching ball
  • un bâton asymétrique
  • une paire de musclets (handgrip)
  • des petites altères
  • une corde à sauter

Description du matériel

Sac mural carré

Ce type de sac est rempli traditionnellement avec du riz, du sable ou des haricots. Il permet de développer la puissance de sa frappe et de renforcer les poignets. Il doit être accroché à peu près à hauteur du nez. La force de pénétration des techniques est ainsi travaillée, avec un appareil qui retranscrit assez fidèlement la frappe réelle. Cela n’est cependant pas une fin en soi, et il faut faire attention à ne pas pratiquer trop, car votre vitesse d’exécution en souffrirait. Demandez aussi l’avis de votre professeur avant de vous lancer dans des frappes sur un sac.

petit sac de frappe suspendu

Ce sac permet de développer la précision de vos coups directs. Pour faire ce petite sac de frappe, vous pouvez prendre une feuille ou un carton au format A4, que vous attacherez au plafond par une chaîne ou une corde. Il s’agit ensuite de frapper dans ce carton pour développer votre précision et votre vitesse.

Remarque : Un autre moyen d’acquérir de la vitesse est de pratiquer les coups de poing et de pied dans le vide, comme je l’ai déjà indiqué dans l’article précédent sur mon entrainement. Attention cela dit à ne pas tendre trop les articulations en voulant aller trop loin, vous pourriez avoir des tendinites.

Anneau de fer

Bruce Lee a proposé à Ip Man d'utiliser des anneaux métalliques

Les anneaux métalliques à mettre sur les avants-bras pour la pratique de Siu Lim Tao  ont été proposés par Bruce Lee à Ip Man. Le Maître a trouvé l’idée ingénieuse et adéquate, comme on peut le voir sur la photographie précédente. L’avantage d’utiliser ces anneaux est qu’on muscle le bras grâce au poids des anneaux. De plus, ils permettent de simuler les bras d’un partenaire pressant sur les vôtres, particulièrement au niveau des Tan Sao et Fuk Sao (lors de la première partie « lente » de la forme).

On pourrait utiliser des haltères pour faire cela, mais les anneaux ont l’avantage énorme qu‘ils permettent de pratiquer avec les poignets et les mains relâchées, ce qui est intéressant pour Siu Lim Tao. C’est donc un bon moyen de musculation sans rigidité des mains.

Et vous, utilisez-vous l’un des ces appareils ?

Mon entrainement personnel de Wing Chun

| Mon apprentissage | 3 février 2012

Entrainement personnel de Wing Chun

 

Pourquoi s’entraîner seul ?

Aller aux cours de Wing Chun, c’est bien et ça permet de travailler de manière suivie et avec des partenaires, ce qui permet de développer les sensations notamment en Chi Sao.  Cependant, ce n’est pas parce qu’on fait quelques cours (un ou deux) par semaine qu’il ne faut pas travailler chez soi. Libre à vous bien entendu de procéder ou non à des entrainements en plus chez vous, en fonction de votre temps, de ce que vous recherchez dans le Wing Chun, de votre envie de progression, etc. Cela dit, le but de cet article est de donner des pistes pour pouvoir s’entraîner seul chez soi.

Mon entraînement

Je vais commencer par ce que je fais personnellement, en espérant que ça puisse vous donner des idées. Généralement, j’essaye de pratiquer la première forme (Siu Lim Tao) une fois par jour ou tous les deux jours au maximum. J’assiste aux cours de Wing Chun deux fois par semaine, et je fais un entraînement physique une autre fois dans la semaine pour renforcer les muscles (pompes, abdominaux, flexion, traction ou planche en gros). Au milieu de cette séance, je fais mon entraînement spécifique au Wing Chun :

Coups de poing numériques

On part de la garde, les mains ouvertes donc, et on frappe un coup de poing avec le poing avant. On ouvre les mains ensuite pour revenir à la garde. On a donc toujours la même main devant. Ensuite, on enchaîne une série de 2 coups de poings. On ré-ouvre les mains et on se replace en garde. On continue comme cela avec 3, 4 et 5 coups de poing en série. Théoriquement, à la fin, on doit avoir la même main devant qu’au début.

Je réitère cette étape 10 fois en commençant par la main gauche devant, puis je passe 10 fois à la main droite.

Attention tout de même à ne pas trop forcer sur vos coups de poing dans le vide, ça peut endommager l’articulation du coude. Il ne faut pas étendre le bras à son maximum.

Série de coups de poing

Sinon, on peut enchaîner les coups de poing pendant un minute en étant en position neutre. Ensuite, on reste en garde pendant une minute et on recommence une série de coups de poing pendant une autre minute. Vous finissez avec une minute en garde, position neutre toujours, en changeant les mains par rapport à la première fois.

Travail de l’équilibre par les coups de pied

Je tiens cela de mon club précédent, en Vendée. Antoine nous demandait de se mettre en position de coup de pied direct :

  1. On part de la position avec le pied gauche devant ;
  2. On met le poids sur la jambe arrière qui restera fléchie lors de l’exercice ;
  3. On lève la jambe avant en la gardant fléchie mais en ayant la pointe du pied relevée pour avoir l’intention ;
  4. On reste comme ça pendant une minute avec la garde (normale ou main avant en bong sao).
  5. On change de jambe et on répète les quatre étapes.
Je ne sais pas si c’est clair sur la photo, mais le bras avant n’est pas tendu. Je ne sais pas non plus si je suis bien sur la ligne centrale. Mais vous voyez l’idée :) !

On fait la même chose avec le coup de pied latéral et le coup de pied circulaire. Attention, la garde change lors du changement de coup de pied. Si vous voulez plus d’infos, demandez-moi.

On travaille ainsi un peu comme le Tai Ji ou le Qi Gong, et on travaille l’équilibre, les muscles. On gagne beaucoup en équilibre comme cela.

étirement – souplesse

Je rappelle un passage du Tao Te King (que vous pouvez télécharger gratuitement en cliquant ici : Tao Te King).

Chapitre 76

Quand l’homme vient au monde, il est souple et faible ; quand il meurt, il est raide et fort.
Quand les arbres et les plantes naissent, ils sont souples et tendres ; quand ils meurent, ils sont secs et arides.
La roideur et la force sont les compagnes de la mort ; la souplesse et la faiblesse sont les compagnes de la vie.
C’est pourquoi, lorsqu’une armée est forte, elle ne emporte pas la victoire.
Lorsqu’un arbre est devenu fort, on l’abat.
Ce qui est fort et grand occupe le rang inférieur ; ce qui est souple et faible occupe le rang supérieur.

 

Au-delà des paroles sensées sur la faiblesse et la force, lorsque j’ai lu cela, je me suis dit que je ressemblais plus à un mort qu’à un bébé au niveau souplesse. Je commence donc aussi doucement à faire des étirements régulièrement. Mon objectif est d’arriver à la position du lotus assez rapidement. J’arrive maintenant déjà le demi-lotus.

Et vous, faites-vous des étirements ?

Je parlerai dans un prochain article de l’entrainement recommandé par Bruce Lee.

Des étoiles plein les yeux

| En bref, Mon apprentissage | 25 janvier 2012

Des étoiles plein les yeux

 

Je me suis inspiré du site beholders.org pour écrire cet article, ainsi que du livre Le Tao du Gung Fu par Bruce Lee.

Les armes naturelles du corps sont appelées "étoiles"

Que sont les « sept étoiles » ?

Dans la terminologie chinoise traditionnelle pour les arts martiaux, les « sept étoiles » font référence aux armes naturelles du corps humain. Utilisées fréquemment ou oubliées dans notre usage moderne des arts martiaux, ces armes sont :

  • étoile centrale : la tête
  • étoiles supérieures
    • les mains
    • les coudes
    • les épaules
  • étoiles inférieures
    • les hanches
    • les genoux
    • les pieds

A l’usage du pratiquant de Wing Chun

Il conviendra donc d’être conscient des sept étoiles de l’adversaire à tout moment et de les surveiller.

Explications de chacune des étoiles

La tête

La tête est dite Tou. Contrairement à ce que l’on pourrait penser a priori (en tout cas ce que je pensais moi :)), la tête est considérée comme l’arme la plus importante, autant que les bras. Attention cela dit : il convient d’utiliser la tête avec précaution. En effet, au-delà des dangers que peuvent représenter des mauvais coups dans les cervicales, des coups que la tête génère ou reçoit provoque une diminution des cellules du cerveau. Il faut aussi un entraînement solide au niveau des muscles du cou.

On utilise principalement le sommet du front, l’arrière du crâne, et les côtés proéminents du crâne. De manière moins fréquentes, le menton et les dents peuvent être employés.

Les Mains

Les mains : Shou. En fait, sont appelées « mains » les parties du bras qui vont du coude jusqu’au bout des doigts. On peut employer les mains dans quasiment toutes les situations. Il est compliqué de renforcer correctement les mains. Pour ce faire, on peut utiliser des sacs de frappe remplis de riz, de maïs, voire de petits cailloux bien ronds. Si vous voulez renforcer vos mains, il est important de le faire sous contrôle d’un enseignant.

Pour les mains, il est fréquent d’utiliser le poing, les tranches, les piques des doigts, la paume, les griffes.

Les coudes

Les coudes : zhou. Les coudes sont les parties du corps les plus dures et sont très puissants. Ils seront donc à privilégier pour des personnes non entrainées. En revanche, ils sont à employer à plus courte distance que les mains. De plus, les coudes peuvent être utilisés aussi bien vers l’avant que vers l’arrière, et aussi dans des clés ou étranglements.

Les épaules

Les épaules : jian. Bien que peu utilisés en combat, les épaules sont très puissantes. En effet, elles disposent, par inertie, du poids du corps de l’attaquant.

Une technique qui requiert une compréhension adéquate des principes de torsion et de la puissance est la frappe avec les deltoïdes en gardant les épaules alignées.

Les hanches

Un peu à la manière des épaules, les hanches (Yao) peuvent générer une énergie incroyable. Leur utilisation est cependant discrète dans les techniques modernes d’arts martiaux, sauf dans certains arts comme le Judo par exemple. Mis à part les coups directs de la hanche qui me semblent très compliqués à appliquer en combat réel, elles sont très importantes lorsqu’il s’agit de transmettre la force au haut du corps pour générer un coups d’une puissance importante.

Pour utiliser correctement les hanches, un artiste martial peut pratiquer des exercices visant à les renforcer.

Les genoux

Les genoux sont appelés Xi. De distance moyenne à courte, les genoux ne peuvent être employés qu’en frappant vers l’avant, contrairement aux coudes qui disposent d’une distance d’attaque similaire. Les genoux créent une puissance remarquable.

Ils sont particulièrement utiles dans des phases au sol, pour le contrôle de son adversaire.

Les pieds

Quasiment aussi flexibles que les mains, les pieds (Tui) ne génèrent qu’une puissance limitée, et doivent être entrainés sérieusement pour optimiser leur efficacité. Cependant, comme la distance d’attaque des pieds est la plus grande, la vitesse sera ainsi maximisée, et la puissance aussi. De la même façon que pour les mains, on appelle « pieds », les parties allant du bas du genoux à la pointe des orteils (donc aussi les tibias).

On peut utiliser le talon, le dessous des orteils (relevés), la pointe, les tranchants, etc.

Les trois fronts

Les sept étoiles de votre opposant peuvent vous frapper dans vos trois fronts, qui sont :

  • le front des yeux (la tête)
  • le front des mains
  • le front des jambes

 

Ainsi, il est important de garder toujours un oeil sur les étoiles de votre adversaire. Et vous, avez-vous des étoiles plein les yeux ?

 

Quel boucher êtes-vous ? La loi de l’harmonie

| Mon apprentissage, Taoïsme | 23 janvier 2012

La loi de l’Harmonie

 

J’en ai déjà vaguement parlé dans un précédent article (le Chi Sao), mais essayons d’entrer un peu plus profondément dans l’application du Taoïsme dans le (Wing Chun) Kung Fu.

La loi de l’Harmonie

La loi de l’Harmonie est l’application directe de la théorie du Yin et du Yang. Le principe global est de toujours être en harmonie avec (la nature, l’adversaire, etc.) et non en opposition à. Ce principe peut sembler théorique au départ, mais si on s’y penche un peu plus, il nous apporte un grand enseignement.

Caractères chinois pour Harmonie

Ainsi, le spontané respecte cette harmonie. Il faut toujours être le plus naturel et spontané possible. De plus, celui qui contraint perd l’harmonie. Il ne faut donc pas essayer de contraindre.

Application du Yin et du Yang au Wing Chun (ou autres styles)

Je vous renvoie à l’article concernant le Yin et le Yang pour plus d’informations.

Imaginons deux adversaires, A et B. A attaque B. B ne doit pas essayer de contrer la force de A (ce qui serait l’extrême de la force), ni de la laisser évoluer librement (ce qui serait l’extrême de la souplesse). Il doit être en harmonie avec la force de A, en la complétant par la souplesse qui lui manque, ce qui aura pour effet de dévier la force et d’entraîner la défaite de A.

Il est donc important de ne rien contraindre. Bruce Lee nous donne un bel exemple : « Ainsi, le boucher préserve son couteau en coupant dans le sens des os et non en essayant de les trancher ».

Ce principe est très important pour un pratiquant de Wing Chun, même s’il est complexe à appliquer. En effet, quand on débute, on a « l’envie » ou « l’automatisme » de s’opposer frontalement à la la force qui arrive en lui opposant une force au moins aussi grande. Mais il semble que ce soit une erreur : dans ce cas, nous sommes le boucher qui abime son couteau en voulant trancher à tout prix les os, alors qu’il est beaucoup plus simple et plus efficace de suivre, de ne pas anticiper, d’accompagner et de ne pas contraindre.

L’Harmonie ou la somme constante

On a déjà vu que l’harmonie est l’application de la théorie du Yin et du Yang. En art martial comme dans la vie quotidienne, l’harmonie est un bel enseignement.

Il est important de noter, pour faire suite au précédent paragraphe, que la souplesse seule,  de même que son extrême opposé (la force seule), ne peuvent pas donner un résultat positif.

En fait, on « cherchera » toujours (je mets des guillemets car il faut que ce soit spontané, alors il ne faut pas trop y faire attention non plus :)) à avoir une somme constante de Yin et de Yang, soit de souplesse et de force, en tout. Par exemple, si votre assaillant mets une grande force et une faible souplesse dans son attaque, il conviendra de lui répondre en ajoutant une grande souplesse et une faible force. Ainsi, on sera le boucher suivant l’anatomie.

Mais je pense que cet enseignement nous délivre aussi un autre message, comme je l’ai déjà dit : il est important de ne pas se faire de réaction toute faite, mais bien de s’adapter aux mouvements de son adversaire-partenaire-assaillant. Sinon la réaction pourrait bien ne plus suivre la loi de l’Harmonie…

Et vous, êtes-vous en harmonie ?

Stage avec Sifu Didier Beddar

| Mon apprentissage | 16 janvier 2012

Sifu Didier Beddar

Sifu Didier Beddar

Sifu Didier Beddar est reconnu comme un expert français du Wing Chun, bien qu’il ait commencé par le Wu Shu traditionnel (Shaolin du Nord). C’est un disciple de William Cheung, dont il s’efforce à perpétuer le style.

L’Académie de Wing Chun Traditionnel (ADWCT), créée par Sifu Didier Beddar en 1989, est basée à Paris. Plusieurs clubs s’y rattachent : Paris, Brest, Toulouse, Nancy, Sierentz.

Stages avec Sifu

Lorsque j’ai fait mon cours au club de Guebwiller, quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre qu’un stage était organisé le samedi 14 et le dimanche 15 janvier 2012 ! Malheureusement, j’ai préféré ne pas y aller, tant d’un point de vue pratique (je n’ai pas de licence) que financier (c’est quand même 65€, auquel il va falloir ajouter le prix de l’inscription dans le club…). C’est dommage, parce qu’un stage avec Sifu Didier Beddar est probablement très riche en enseignements, et doit apporter beaucoup. Cela dit, peut-être est-ce trop tôt pour moi de faire un stage de cette qualité.

Ce stage a eu lieu à Sierentz, de 16h à 19h le samedi et de 10h à 14h le dimanche.

Les prochains stages dispensés par Sifu Didier Beddar seront à Paris, les samedi 10 et 11 mars prochains, et les samedi 2 et dimanche 3 juin 2012. Plus de détails ici.

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